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Pourquoi le prix du kWh d’électricité évolue

Mis à jour le 7 juillet 2026

En bref

Le prix du kWh d’électricité n’est pas figé : il est révisé périodiquement, à la hausse comme à la baisse. Ces mouvements ne viennent pas d’un seul facteur, mais de la combinaison de plusieurs, car le prix se décompose en quatre postes qui n’obéissent pas aux mêmes règles : la fourniture d’énergie (soumise aux marchés de gros), l’acheminement (le TURPE, fixé par la CRE), l’accise et la TVA (la fiscalité). Cette page décrit, de façon factuelle, les leviers qui font bouger chacun de ces postes. Elle n’annonce aucune tendance et ne prédit aucun prix : elle explique les mécanismes.

Quatre postes, quatre logiques

Le prix du kWh au tarif réglementé (Tarif Bleu, option Base, 6 kVA) se répartit en quatre postes : la fourniture d’énergie (environ 53,8 % du prix TTC), l’acheminement via le TURPE (environ 13,7 %), l’accise sur l’électricité (environ 15,9 %) et la TVA (environ 16,7 %).

Chacun évolue pour ses raisons propres et à son propre rythme. C’est pourquoi une variation du prix final peut résulter d’un seul poste qui bouge, ou de plusieurs qui se compensent. Comprendre ces quatre logiques distinctes évite d’attribuer toute hausse ou baisse à une cause unique.

Le marché de gros de l’énergie

La fourniture est le poste le plus lourd et le plus mobile. Elle reflète le coût d’approvisionnement de l’électricité sur les marchés de gros, où le prix se forme en continu selon l’offre et la demande. Plusieurs éléments y jouent : le coût des combustibles (le prix du gaz influence souvent le prix marginal de l’électricité), la disponibilité du parc de production (nucléaire, hydraulique), la météo (qui pèse sur la demande de chauffage et de climatisation) et les échanges avec les pays voisins.

C’est ce poste qui a connu la plus forte volatilité lors de la crise de l’énergie, avec des variations rapides d’un semestre à l’autre. Comme la fourniture est aussi la seule composante ouverte à la concurrence, c’est là que se logent les écarts de prix entre offres.

L’acheminement (TURPE), révisé périodiquement

L’acheminement est encadré par le TURPE, fixé par la CRE. Il n’évolue pas au fil de l’eau comme les marchés, mais par révisions : des versions pluriannuelles définissent la trajectoire, avec des ajustements réguliers. Ces évolutions traduisent les besoins d’investissement dans les réseaux : entretien, modernisation, raccordement des nouvelles installations, y compris les énergies renouvelables.

Comme le TURPE est identique pour tous les fournisseurs, une révision se répercute sur l’ensemble des offres en même temps. Ce n’est donc pas un facteur qui distingue un contrat d’un autre, mais un mouvement qui déplace tout le marché à la fois.

La fiscalité : accise et TVA

La fiscalité pèse pour environ un tiers du prix du kWh. L’accise sur l’électricité est un montant fixe par kilowattheure, décidé par l’État : son niveau a fortement varié ces dernières années, abaissé pendant le bouclier tarifaire puis relevé par étapes. Toute décision publique sur l’accise se répercute directement sur le prix TTC.

La TVA, elle, s’applique au taux normal de 20 % sur la consommation et l’accise, et au taux réduit de 5,5 % sur l’abonnement. Elle suit donc mécaniquement les autres postes : quand le prix hors taxes monte, la TVA collectée augmente à proportion.

La fin de l’ARENH fin 2025

L’ARENH (Accès Régulé à l’Électricité Nucléaire Historique) était un dispositif issu de la loi NOME de 2010. Il permettait aux fournisseurs d’acheter à EDF une quantité plafonnée d’électricité d’origine nucléaire (jusqu’à environ 100 TWh par an) à un prix régulé de 42 €/MWh, afin de partager la compétitivité du parc nucléaire historique.

Ce dispositif a pris fin le 31 décembre 2025, comme la loi le prévoyait. À partir de 2026, un nouveau cadre de régulation du nucléaire lui succède. La disparition de l’ARENH modifie la façon dont la part fourniture est construite pour les fournisseurs, puisqu’ils ne disposent plus de ce volume à prix régulé. C’est un changement de règle du jeu sur le poste énergie, que nous signalons ici sans en tirer de prévision de prix.

Ce que cette page ne fait pas

Cette page explique des mécanismes, elle ne prédit rien. Personne ne peut garantir la direction du prix du kWh, car elle dépend de facteurs de marché et de décisions publiques par nature incertains. Se méfier de toute promesse chiffrée sur l’avenir des prix est une bonne habitude.

Pour suivre la trajectoire réelle, plutôt que des anticipations, consultez l’historique daté sur notre page d’évolution, construit à partir des séries publiées par les sources officielles. Et gardez en tête que le prix que vous payez dépend aussi de votre offre, de votre option tarifaire et de votre puissance souscrite.

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